Abidjan, la capitale économique de la Côte d'ivoire se réveille de nouveau propre. Face aux dépôts sauvages des ordures, il aura fallu un ultimatum de 72 h, donné par les autorités ivoiriennes pour que la situation se normalise. Les ordures plient bagage.
Le Dr Amédée Kouakou Koffi, ministre de l'hydrolique , de l'assainissement et de la salubrité avait récemment frappé du poing sur la table : '' 72 heures, pas une de plus '' pour que la capitale économique du pays retrouve son hygiène habituelle. Les opérateurs de la salubrité l’ont compris. En six jours, Abidjan change de visage.
La grande lessive : les chiffres qui parlent
Du 2 au 7 juin 2026, les sociétés commises à la tâche ont cravaché. Le bilan est sans appel. 25 941 tonnes de déchets ménagers arrachées aux rues et conduites au CVET de Kossihouen. 1 232 voyages de camions-bennes, à un rythme infernal de 234 rotations chaque jour. 73% des déchets solides ménagers de la métropole traités. Du jamais vu en si peu de temps.
La vérité du terrain
À Yopougon comme à Abobo, à Adjamé comme à Cocody, les riverains sont unanimes : « Les camions tournent jour et nuit ». Les équipes de l’ANAGED sont sur le pied de guerre. L’ordre est clair : ne plus laisser une seule rue prise en otage par les immondices.
Mais attention : l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Oui, l’ultimatum a réveillé les consciences. Oui, les chiffres forcent le respect. Mais la métropole abidjanaise produit 3 000 tonnes d’ordures chaque jour.. Les 73% traités en six jours montrent l’ampleur du chantier qui reste.
Le ministre Amédée Kouakou a mis la pression. Les Ivoiriens attendent maintenant la pérennité. Car la salubrité ne se décrète pas en 72 heures : elle se construit, tous les jours, avec rigueur.
La guerre contre l’insalubrité est déclarée. Elle ne fait que commencer. Les responsables de l’ANAGED et de toutes les structures commises au ramassage des ordures doivent l’avoir compris.
Lucien Déconens