Publié le Ven 06 Septembre 2024 355 Vue(s) [307 articles]
Dans une interview à France 24, Simone Gbagbo a évoqué l’élection présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire et donné sa position sur une éventuelle confrontation avec son ancien époux. Ni sa candidature ni celle de Laurent Gbagbo ne sont pourtant confirmées.
Si la politique est
parfois fratricide, elle aurait pu être « couplicide » en Côte d’Ivoire, si le légendaire couple
Gbagbo n’était pas déjà divorcé. Quelques semaines après le remariage de
Laurent, des déclarations de Simone laissent entrevoir un possible affrontement
des anciens époux à la prochaine présidentielle. Depuis Abidjan, la fondatrice et présidente du
Mouvement des générations capables (MGC) vient d’accorder un entretien à la chaîne
France 24.
L’ancienne première
dame ne veut pas « mettre la charrue
avant les bœufs », ni en annonçant une candidature qui doit être
finalisée lors de la convention de son parti, fin octobre, ni en pariant sur
une bonne tenue du scrutin – en l’absence de révision des règles
électorales –, ni même en misant sur un éventuel second tour. Mais la
politique-fiction dépasse parfois la pensée…
Du divorce conjugal au
divorce politique…
Les « titrologues » ivoiriens retiennent
que dans l’hypothèse d’une présence personnelle au second tour du scrutin,
Simone Gbagbo espère des désistements d’autres opposants en sa faveur,
notamment celui de son ancien époux, Laurent Gbagbo, désigné en avril
candidat du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Mais elle
affirme le principe de réciprocité et insiste sur le fait que l’essentiel est
de contrer le pouvoir actuel, par l’unité de l’opposition.
Comme de bien entendu,
chaque frange de ladite opposition pourrait avoir sa définition de l’unité.
Alors que Laurent Gbagbo a lancé son « appel
de Bonoua », le 14 juillet dernier, certains membres du PPA-CI, comme
Abou Cissé ou Gilles Christ Djédjé, accusent des pointures politiques de
vouloir le saborder. Et de mettre à l’index Pascal Affi N’Guessan du FPI – ancienne formation de Gbagbo –, Charles Blé Goudé du
Cojep et… la présidente du MGC. Simone répond que son mouvement politique a
commencé à militer pour l’union de l’opposition bien avant le PPA-CI…
… et de première dame
à présidente ?
Pour l’heure, l’ancien
présidentiel n’est pas certain que sa candidature soit validée, la grâce
accordée par Alassane Ouattara n’ayant pas l’effet d’une amnistie sur le casier judiciaire. Par
contre, qu’une ancienne première dame soit sur la ligne de départ de l’élection
phare ne serait pas incongru. Primo, sous les mandats de son époux, Simone
Ehivet Gbagbo n’a jamais été considérée comme une potiche déléguée aux actions
caritatives, comme en témoigne le niveau de responsabilité qui lui a été imputé
après la crise postélectorale de 2010.
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