Publié le Ven 14 Juin 2024 344 Vue(s) [614 articles]
Les autorités en charge de la transition malienne ont procédé récemment au rapatriement de 150 ressortissants de leur pays résidant en Côte d’Ivoire ; c’était à la suite du déguerpissement du quartier Port-Bouët 2 situé dans la commune de Yopougon où ces derniers vivaient. Alors que les ragots laissaient entendre que ces mesures répondent à un règlement de compte d’Alassane Ouattara avec le colonel Assimi Goïta, les autorités de la transition malienne viennent de couper court aux supputations.
Il est indiscutable qu’à un moment donné, la tension entre les autorités ivoiriennes et celles de la transition malienne était palpable. Il n’était pas une hyperbole de dire que le torchon brûlait entre ces deux pays. Mais la crise est bien derrière et la paix entre Abidjan et Bamako est revenue, depuis. Ceux qui ne le savaient pas ou ceux qui espéraient profiter des moindres zones d’ombres l’ont vite compris à leurs dépens. Les autorités de la transition malienne estiment que la Côte d’Ivoire est ‘’un pays frère’’. C’est ce qui ressort d’une déclaration, sur les antennes de la télévision nationale du Mali (Ortm1), du ministre des maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine Moussa Ag Attaher.
Arrivés à Bamako le 7 juin après deux jours de route par car, ces 150 maliens ont volontairement décidé de rentrer au bercail après la démolition de leurs lieux d’habitation. « Dès le début des évènements de Port-Bouët, à Abidjan, qui ont concerné nos compatriotes établis dans le marché à bétail et ceux qui vivent dans les habitations riveraines, suite à cette situation que le président de la transition a décidé de prendre toutes les dispositions, pour que nos compatriotes qui ont exprimé le désir de rentrer au Mali, rentrent dans les meilleures conditions » a -t-il expliqué. Et de préciser par la suite que ces compatriotes n’étaient pas une cible particulière des autorités ivoiriennes.
« Ces évènements se sont produits dans un contexte. C’est une décision souveraine d’un pays frère, la Côte d’Ivoire, dans le cadre des opérations de déguerpissement engagés depuis des mois….Cela a concerné tous ceux qui vivent dans cette zone », a soutenu Moussa Ag Attaher.
Notons que le gouvernement ivoirien a déploré de nombreux décès des suites des glissements de terrains dans ces zones à risques. La nomination du Dr Cissé Ibrahim Bacongo pour mettre de l’ordre devant le désordre urbain et l’insalubrité grandissante à Abidjan a sonné comme la fin de la recréation. Et depuis, les services du district autonome d’Abidjan sont à l’œuvre pour assainir le cadre de vie à Abidjan.
Orso Kanon
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