Publié le Lun 09 Septembre 2024 712 Vue(s) [614 articles]
Le festival « Krégbé Banan » qui célèbre la banane plantain depuis 2018 dans le village de Krégbé, situé dans le département d’Arrah, région du Moronou, se tiendra du 13 au 16 septembre 2024 dans la commune de Yopougon. Ce dimanche 8 septembre, lors d’une conférence de presse à Yopougon, la commissaire Générale du festival, Miézan Léontine, a présenté les grandes lignes de l’évènement.
« Autonomisation
de la femme par la valorisation de la banane plantain », est le thème
retenu pour cette 7e édition du festival « Krégbé Banan » qui aura lieu du 13 au 16 septembre 2024 à
Yopougon Figayo. Cette cérémonie se tiendra sous l’égide de Monsieur Adama
Bictogo, maire de la commune Yopougon et parrain de l’événement, du conseil
régional du Moronou et de la mairie d’Arrah.
Délocalisée pour la première fois dans la métropole Ivoirienne, cette
énième édition du festival « Krégbé Banan » aura un gout particulier.
Par ailleurs, notons que les derniers festivals ont tous été célébrées dans le
village de Krégbé.
A l’entame de son propos, la commissaire générale de
l’organisation a pointé du doigt l’importance de la banane plantain dans les
habitudes alimentaires du peuple de Moronou et par la même occasion éveiller
les consciences des uns et des autres sur les dérivés que peuvent engendrer ce
trésor local. « Dans notre région,
365 jours sur 365 jours, nous mangeons la banane plantain (…) nous faisons de
la banane plantain, de la farine pâtissière, des semoules, de la potasse
liquide, du savon et nous sommes en train de nous essayer aussi au textile avec
le bananier. » a exprimé Miézan Léontine.
Poursuivant, elle souligne que le festival « Krégbé Banan » a été initié pour aider
à faire connaitre et à commercialiser les produits dérivés de la banane
plantain. « Les nouveaux produits
que nous présentons sur le marché Ivoirien ont besoin d’être vulgarisés. Nous
avons associé à la transformation, le festival de banane plantain pour pouvoir
vendre nos produits, pour faire connaitre nos produits. Depuis l’année 2018,
chaque année à la même période de septembre, d’octobre, nous faisons un
festival pendant lequel nous cherchons à faire connaitre nos produit finis.
» a-t-elle dit.
Environ 5000 participants sont attendus pour cet évènement
phare. C’est pourquoi, la première journée de l’édition 2024, plus précisément
le 13 septembre sera consacré aux discours officiels, aux performances
artistiques, aux dépistage de cancer du sein et du col de l’utérus, à la
collecte de sang ainsi qu’à une exposition de produits dérivés de la banane
plantain. Des stands de restauration, des maquis, des vitrines commerciales et
des espaces de vente seront disponibles pour tous ceux qui souhaiteraient
proposer leurs articles durant les quatre jours.
La deuxième journée sera centrée sur des concours
culinaires autour de la banane plantain, un concours de teint naturel (Miss
Café-Cacao), un concours de coiffures naturelles et diverses animations. La
troisième journée sera marquée par des panels et des rencontres avec les
acteurs de la filière banane. La dernière journée se conclura par la remise des
prix des différents concours et activités.
La société Coopérative Simplifiée Amanmouo du Moronou, dont
le Slogan est « la banane plantain,
de la robe des champs à la robe de soirée », est une coopérative à prédominance
féminine. Elle a pour mission de promouvoir l’autonomisation des femmes à
travers la valorisation de la banane plantain.
Depuis 2017, la coopérative est officiellement constituée conformément
aux normes SYSCOHADA. Son activité principale consiste en la transformation et
la commercialisation de la banane plantain en produits finis destinés à
l’exportation, avec une longue durée de conservation sans additifs chimiques.
Cependant, selon la présidente Miézan Léontine, la
coopérative fait face à de sérieux défis. « Ce que nous faisons est de façon artisanale. Et c’est bien connu, pour
obtenir un kilo de farine, on sait combien on transpire, du champ au moulin et
jusqu’à l’empaquetage. C’est pour cela que nous appelons les autorités à nous
soutenir, parce que nous avons besoin de passer à l’échelle industrielle. Nous
avons donc besoin d’une unité de transformation, même si elle est petite, même
semi-industrielle, elle serait la bienvenue, car le travail est pénible »,
a-t-elle conclu
Fabrice Kossonou
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