Publié le Mer 22 Mars 2023 353 Vue(s) [614 articles]
Intervenant sur la loi N° 2021-894 du 21 décembre 2021 relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viol et de violences sexuelles autres que domestiques, le directeur des Droits de l’Homme au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le magistrat hors hiérarchie Constant Delbé Zirignon, a appelé les victimes à porter plainte ou toute autre personne à dénoncer les faits pour sauver des vies.
Il était
l'invité de la tribune d'échanges hebdomadaire du Centre d'Information et de
Communication gouvernementale (CICG) ''Tout Savoir Sur'' retransmise en direct
sur la page Facebook officielle du gouvernement et en présence des
journalistes, le mardi 21 mars 2023 à Abidjan-Plateau.
''Nous
invitons les victimes à briser le silence en portant plainte ou toute autre
personne témoin de ces faits à les dénoncer pour sauver des vies. Les auteurs
des faits seront poursuivis, jugés et punis par la loi'', a insisté le
magistrat hors hiérarchie.
Selon
Constant Delbé Zirignon, les commissariats, les gendarmeries, les parquets...
sont les lieux indiqués pour porter plainte ou dénoncer.
Il a
également indiqué que les mesures de protection peuvent être accordées à toute
personne victime de violences domestiques la mettant en danger, toute personne
menacée d’une union matrimoniale forcée, de nature civile, coutumière ou
religieuse,
toute
victime de viol ou de violences sexuelles dans son lieu d’habitation. Cette
protection est encore accordée à toute personne dont l’enfant mineur est
victime de viol ou de toutes autres violences sexuelles, physiques ou morales
dans son lieu d’habitation.
Il a rassuré
les victimes quant à l'existence de 14 plateformes de lutte contre les
Violences basées sur le genre (VBG) dans le District autonome d’Abidjan. Des
ONG et d'autres institutions participent à une prise en charge efficace des
survivantes, notamment le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant,
le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, l’ONG Stop au Chat Noir,
l’Association Akwaba Mousso). Il existe également des centres fonctionnels
d’hébergement pour les victimes de violences conjugales tels que le centre
PAVIOS dans la commune d’Attécoubé, le centre de Transit du Complexe
socio-éducatif de Bouaké, le centre de transit de l’ONG Génération Femmes du
Troisième Millénaire (GFM 3) à Logoualé, dans la localité de Man.
Au sens de
la loi du 21 décembre 2021, a-t-il expliqué, constituent des violences
domestiques, toutes les formes d’abus, de contraintes ou de pressions
physiques, psychologiques, sociales ou économiques exercées contre une
personne, au sein de la famille ou du foyer, par l’un des membres contre un
autre ou contre une personne vivant dans la même maison que l’agresseur; entre
des anciens ou actuels conjoints ou concubins, ou entre des personnes
entretenant ou ayant entretenu une relation de fait.
Les actes de
violence susceptibles de caractériser les violences domestiques sont
généralement des actes incriminés par notre législation pénale. Il en va ainsi
pour les coups et blessures volontaires, les violences morales, les mutilations
génitales féminines, la torture, les traitements inhumains ou dégradants, le
viol, l’attentat à la pudeur, le harcèlement sexuel ou encore le harcèlement
moral.
Au cours de
l’année 2021, 4 358 cas de violences domestiques ont été rapportés tandis qu'au
cours du premier semestre de l’année 2022, ce sont 1 629 cas de violences qui
ont été rapportés.
Source Cicg
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