Publié le Lun 12 Août 2024 338 Vue(s) [153 articles]
Au terme de quinze jours d'une incroyable liesse populaire, Paris a dit au revoir à ses Jeux. La Ville lumière est entrée dans l'histoire en organisant des JO considérés par beaucoup comme les meilleurs de tous les temps.
Après des mois de polémiques et dans une France
divisée, ces Jeux se sont révélés être une réussite et ont offert une
respiration bienvenue.
Un clin d'œil à ces Jeux olympiques made in France et à ses
incorrigibles Frenchies qui n'en ont fait qu'à leur tête. Du début à la fin de
cette olympiade, la compétition aura été marquée par un incroyable vent de
liberté et par un souffle de fraîcheur.
Le 26 juillet, lors
d'une cérémonie d'ouverture très audacieuse célébrant la diversité, Paris avait
secoué le monde avec un spectacle haut en couleurs. Lors d'un spectacle inédit
sur la Seine, symboles historiques et messages inclusifs s'étaient mêlés,
chansons traditionnelles et hymnes actuels s'étaient mélangés, culture
populaire et références pointues s'étaient entrechoquées.
Tout au long de ces JO, les
troisièmes organisés à Paris, la France a proposé des Jeux sensationnels. Alors
que beaucoup s'attendaient au chaos dans les transports, aux abords des stades
ou encore en termes de sécurité, cette olympiade s'est révélée quasi idyllique.
Dans le métro, pas de bousculade ; dans les files attente, que des sourires ;
dans les tribunes, que des cœurs à l'unisson. Les Français ont surtout été
apaisés de voir qu'aucun attentat n'est venu meurtrir la fête. Grâce à une
présence conséquente des forces de l'ordre, la compétition s'est déroulée sans
accroc. Et même, contre toute attente, les nageurs olympiques ont pu se
baigner dans la Seine. .
"Des Jeux comme on en avait jamais vu"
Après des mois de
tensions politiques et d'élections à répétition, l'Hexagone a surtout vécu un
moment de grâce. Dans les stades ou devant leurs téléviseurs, les Français ont
suivi en nombre leurs héros nationaux, qui ont fait une razzia de 64 médailles
dont 16 en or, un record absolu.
Ensemble, ils ont
pleuré, hurlé, encouragé et félicité ceux et celles qui se sont démenés en
versant sueur et larmes pour monter sur le podium. Ces JO nous ont fait du bien
collectivement.
"On a vécu des Jeux comme on en avait jamais vu. Paris est
redevenue une fête et la France s'est retrouvée", a ainsi souligné Tony
Estanguet, le patron du comité d'organisation de Paris 2024, visiblement
soulagé d'avoir mené à terme ce projet hors du commun qui avait pourtant essuyé
de nombreuses critiques tant sur son coût, que sur son impact écologique ou
encore social.
"On se voyait comme un peuple de râleurs, on s'est réveillés dans un
pays de supporters déchaînés. On a eu envie de rêver, on a eu Léon
Marchand ", a-t-il ajouté
en faisant référence au chouchou de toute une nation, le nageur français
quadruple champion olympique, qui a porté la flamme depuis le Jardin des
Tuileries jusqu'au stade de France, avant qu'elle ne soit officiellement
éteinte.
"Cette vague a emporté tout le pays et submergé le monde entier",
a insisté Tony Estanguet. Car les Jeux n'ont pas seulement été un succès
en France, mais sur tous les continents, enregistrant des records d'audience
dans de nombreux pays. Les JO de Paris ont aussi offert une trêve bienvenue
dans un monde traversé par de nombreux conflits.
"Merci de nous avoir fait rêver"
Le temps des Jeux, les athlètes ont combattu les uns contre les autres,
mais beaucoup ont aussi fraternisé. Une culture de la paix prônée par le
président du Comité international olympique Thomas Bach lors de son
discours de clôture : "Vous vous êtes respectés malgré les guerres
qui divisent vos pays", a-t-il résumé devant un parterre de sportifs dont
certaines stars qui ont marqué ces Jeux comme l'Américaine Simone Biles ou le
Français Teddy Riner. "Merci de nous avoir fait rêver. Merci de nous faire
croire en un monde meilleur pour tout le monde".
Ces Jeux parisiens resteront dans l'histoire. En transmettant dimanche le
drapeau à Los Angeles, la prochaine ville hôte en 2028, la capitale
française a placé la barre très haut. Même si pour conclure ses Jeux, elle a
proposé une cérémonie plus classique, les spectateurs garderont longtemps en tête
les frasques de la déjantée mascotte Phryge, les lieux iconiques des
compétiteurs ou encore l'ambiance
délirante dans les gradins.
En faisant venir
l'acteur Tom Cruise, qui n'a pas hésité à descendre en rappel du toit du stade
de France pour récupérer le drapeau olympique, la ville californienne promet
déjà des Jeux très hollywoodiens. Mais la "french touch" sera
difficile à égaler.
Source (France24)
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