Publié le Lun 15 Mai 2023 648 Vue(s) [231 articles]
Les 11, 12 et 13 mai 2023, un colloque international a réuni plusieurs enseignants et chercheurs africains à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, autour du thème : « penser la ville africaine du futur pour panser la ville africaine d’aujourd’hui ». Au terme de trois jours d’échanges enrichissants animés par 55 communicants, le comité d’organisation a produit un rapport dont voici l’intégralité.
RAPPORT DU COLLOQUE
Sous la présidence du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Monsieur Adama DIAWARA et sous le parrainage de Madame Mariétou KONÉ Député-Maire de la commune de Boundiali, représentée par Professeur Kouamé N’guessan, son conseiller technique ; sous la présidence scientifique du Professeur BALLO Zié, président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody-Abidjan, représenté par le Vice-président chargé de la pédagogie, Professeur Monsan Vincent ; sous la vice-présidence du Professeur Joseph PARÉ de l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, avec l’accompagnement et le partenariat hautement stratégique de Monsieur Touré Ahmed BOUAH, Président Directeur Général de SOPHIA, promoteur du projet ville nouvelle « Akwaba city », le Laboratoire des Sciences de la Communication, des Arts et de la Culture (LSCAC) a organisé un colloque international sur « Penser la ville africaine du futur pour panser la ville africaine d’aujourd’hui » qui s’est tenu les 11 et 12 mai 2023 à l’université Félix Houphouët-Boigny.

Ce
colloque s’est articulé autour de deux (02) activités majeures, à savoir :
la cérémonie d’ouverture et les Ateliers de Réflexion constitués autours de
huit (08) axes. Dr Touré Amidou du Département des Sciences de l’information et
de la Communication de l’UFRICA, maître de cérémonie, a conduit les
participants à accorder à chacune de ces activités une attention et un effort
de réflexion soutenus.
Elle s’est tenue à
l’Amphithéâtre A du district à partir de 9h00. Dans le dispositif d’ouverture
mis en place par le Comité d’organisation, figuraient des prestations
artistiques, la projection de film sur le projet de ville nouvelle
« Akwaba city », des allocutions et une conférence inaugurale en
présence de nombreux de l’UFR ICA.
1.1- Les prestations artistiques
Conformément à la tradition d’accueil chère à la Côte d’Ivoire, la cérémonie d’ouverture a débuté et a été encadrée par plusieurs prestations artistiques proposées par l’artiste française Clémentine HUET alias Adrénaline, les ivoiriens Adama Dahico, Le Magnific, Monique Séka et l’Orchestre de la fanfare de l’Université Félix Houphouët-Boigny regroupant des étudiants du Département des Arts sous la direction de Dr Dégny Marius. Ces différentes et riches prestations artistiques ont été offertes par le partenaire, Monsieur Touré Ahmed BOUAH à l’ensemble des invités de marque qui ont honoré de leur présence effective la tenue du colloque en guise d’akwaba ou de bienvenue à l’ivoirienne.

1.2- Les allocutions
Elles ont été introduites
les unes après les autres par Dr Touré Amidou assurant la tâche de maître de
cérémonie. Ainsi sont intervenus tour à tour Dr KONÉ Bassémori, Maître de
Conférences, intervenant au nom du Président du comité d’organisation ;
Professeur André Banhouman KAMATÉ, Directeur de l’UFRICA et Directeur du
LSCAC ; M. Touré Ahmed BOUAH, partenaire du colloque ; Monsieur le
président de l’UFHB représenté par le Vice-président chargé de la
Pédagogie ; Madame Mariétou Koné, Député-Maire de la commune de Boundiali,
Marraine du Colloque, représenté par le Professeur Kouamé N’guessan, son
Conseiller technique.
1.3- La conférence inaugurale
Pour rendre possible la
conférence inaugurale, le Professeur Joseph PARÉ, à qui elle a été confiée,
sans être un spécialiste en urbanisme, a accepté malgré tout de parler de la thématique
de la ville nouvelle, thématique centrale du colloque. D’entrée de jeu, il a
relevé que la question de l’urbanisation est au cœur des défis sociétaux
actuels. Elle pose à nos dirigeants la lancinante question de comment
accueillir chaque année entre 400 000 et 500 000 néo-citadins. Par
ailleurs, l’objectif n° 11 du développement durable relatif à l’urbanisation
prévoit qu’à l’horizon 2030 que les villes doivent être en mesure d’offrir à
chaque citadin un logement décent, l’accès aux services sociaux de base. La
conférence des nations unies de 2016 sur le logement et le développement
urbain, tenue à Marrakech au Maroc, prévoit aussi que la plus part des
populations puissent être logées dans des conditions décentes. Enfin, l’Agenda
Africa 2060 de l’Union Africaine considère l’émergence des villes comme une
condition de développement du continent africain.

La question de la ville
nouvelle a été abordée par le Professeur Joseph Paré à partir de trois
paramètres que sont la modélisation, les actants sociaux tels que connus en
socio-sémiotique et enfin la densité. La thématique, affirme le Professeur
Paré, demande le passage d’une dystopie à une utopie, au passage d’une entropie
à une néguentropie. Les villes africaines d’aujourd’hui ont un déficit qui nécessite
d’aller vers une ville nouvelle, une ville utopique.
Les pistes explorées invitent à une politique réaliste
capable de transformer durablement la société. Elle consisterait à trouver avec
l’État la possibilité de ne pas oublier les populations les plus défavorisées,
mais à les prendre en compte, à penser l’urbanisation nouvelle avec les moyens
dont nous disposons.
Le colloque a réuni au total 55 communicants
pour 38 communications qui ont été regroupées en huit (08) axes, à
savoir :
Axe 1 : « Villes africaines et
urbanisme colonial » avec 3 communicants pour 3 communications
Axe 2 : « Villes et imaginaires
africains » avec 4 communicants pour 4 communications
Axe 3 : « Villes du futur,
architecture, urbanisme et modernité urbaine » avec 8 communicants pour 4
communications
Axe 4 : « Villes nouvelles et
questions sécuritaires » avec 8 communicants pour 5 communications
Axe 5 : « Cités nouvelles, cohésion
sociale et développement socio-économique » avec 12 communicants pour 6
communications
Axe 6 : « Villes nouvelles et
action culturelle » avec 8 communicants pour 6 communications
Axe 7 : « Villes nouvelles, TIC et
créations numériques » avec 7 communicants pour 6 communications
Axe 8 : « Villes nouvelles et
changement climatique » avec 5 communicants pour 4 communications
Parmi ces 38 communications, 12 ont été données en
visioconférence par des participants de l’extérieur de la Côte d’Ivoire,
précisément du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, de la République Démocratique
du Congo, de la France, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Togo, du
Niger. Nous saluons la participation effective en présentielle de Ndèye Fatou
Diouf du Sénégal.
On note en outre que pour des défaillances techniques, 3
communications n’ont pu être effectuées.
Enfin, toutes les communications ont donné droit à des
échanges très enrichissants entre les différents panélistes et le public.
Conclusion
Le colloque sur la
problématique des villes nouvelles a tenu toutes ses promesses en nombre de participants
et surtout en participation de qualité.
Abidjan les 11, 12 et 13 mai 2023, UFHB
Le rapporteur général
du colloque
YAO Kouamé Gérard
Maître-assistant
Université
Félix Houphouët-Boigny
UFR : Information, Communication et Arts
Département : Arts
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