Publié le Jeu 04 Mai 2023 380 Vue(s) [231 articles]
Les centrales syndicales accusent l'inspection du travail
C'est la cour de la préfecture de la
ville portuaire de San Pedro qui a servi de cadre, ce lundi 1er mai 2023, à la
célébration de la 137 ème édition de la fête du travail. Dans son adresse,
Madou Zadi, secrétaire fédéral de l'union nationale des travailleurs de Côte
d'Ivoire (UNATR-CI), au nom des centrales syndicales, après avoir félicité le
président Alassane Ouattara pour ses efforts ''qui vont dans le sens de
l'émergence promise aux Ivoiriens'', a dénoncé la difficile collaboration entre
l'inspection du travail et les syndicats : ''Monsieur le préfet de région, nous
relevons quelques problèmes majeurs qui font l'objet de nos préoccupations dans
notre région concernant le monde du travail, notamment, la collaboration
difficile entre l'inspection du travail et les centrales syndicales. Les
rencontres périodiques tant souhaitées par les centrales syndicales avec
l'inspection du travail, restent encore inexistantes et pourtant, étant plus
proches des travailleurs, les centrales syndicales que sont l'UGTCI, DIGNITÉ,
FESACI, UNATR-CI et HUMANISME sont les mieux placées pour renseigner
l'inspection du travail concernant certaines difficultés que vivent les
travailleurs à savoir : la non-déclaration du travailleur à la CNPS, la
non-délivrance de bulletins de paie aux travailleurs, la non-application du
nouveau SMIG du décret n° 2022-98 du 21 décembre 2022, le non-paiement de la
prime de transport depuis le 1er août 2019'', a-t-il déclaré. Pour le
porte-parole des centrales syndicales, ces revendications sont les mêmes que
l'année dernière et que cela dépendait de l'inspection du travail qui se
comporte comme un employeur alors qu'elle a un rôle d'arbitre :
''Malheureusement, quand nous y allons, c'est comme si nous avions affaire à un
employeur. Nous avons mal quand nos camarades viennent nous voir et que nous
leur donnons l'image que nous ne pouvons rien faire alors que nous avons un
pouvoir que la nation nous accorde. Nous les assistons au travail mais aussi au
tribunal. Quelques fois, quand nous allons à l'inspection du travail, nous
sommes traités comme des gens qui n'ont aucun droit or la loi dit dans le code
du travail à l'article 81.3 que ''le travailleur peut se faire assister soit
par un avocat, soit par un représentant syndical''. Pour lui, les employeurs ont
peur de dire la vérité car en le faisant, ils savent à quoi ils s'exposent.
Mais, l'inspection devrait vérifier car il y a des cris dans toutes les
entreprises.

En réponse, le préfet de région a décidé
de se pencher particulièrement sur les difficultés relevées par les centrales
syndicales en vue d'y apporter des solutions.
Faut-il le signaler, plusieurs
entreprises opérant dans le département ont pris part au défilé. La
cérémonie s’est déroulée en présence de Ousmane Coulibaly, préfet de
région, préfet du département de San Pedro, de l'ensemble du corps préfectoral
du département, des élus et cadres, des responsables des forces de défense
et de sécurité, des chefs d'entreprises, des autorités religieuses et
coutumières ainsi que les responsables syndicaux et de nombreux travailleurs.
THONY L'ALPHA
Correspondant
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