Publié le Mar 20 Août 2024 343 Vue(s) [149 articles]
Le président nigérian a quitté son pays pour la France, le 19 août, à bord d’un avion saisi puis rendu par la justice française dans le cadre d’un litige opposant l’État nigérian à une société chinoise depuis plusieurs années.
Le président nigérian
a quitté son pays pour la France, le 19 août, à bord d’un avion saisi puis
rendu par la justice française dans le cadre d’un litige opposant l’État
nigérian à une société chinoise. Une source aéroportuaire a indiqué à l’AFP que
Bola Tinubu était à bord de l’Airbus A330 présidentiel qui avait été saisi par la
justice française puis rendu il y a quelques jours
« Moyens peu
orthodoxes »
Cet Airbus A330 fait
partie des trois avions présidentiels dont la saisie a été ordonnée par la
justice française pour le compte de la société chinoise Zhongsh.an Fucheng
Industrial Investment, avec qui l’État nigérian est en litige depuis des
années. Le 17 août, Zhongshan a déclaré avoir donné son feu vert pour la
libération de cet avion.
Le site internet de
suivi des vols Flight Radar 24 a montré qu’un Airbus A330 de l’armée de l’air
nigériane avait quitté la capitale Abuja peu après 16 heures (15 heures GMT) à
destination de la ville de Nice, dans le sud de la France. Le président Tinubu
effectuera un « bref séjour de travail en France », a déclaré dimanche
son porte-parole.
Le président français
Emmanuel Macron est également dans le sud de la France cette semaine mais le
palais de l’Élysée a indiqué à l’AFP qu’aucune rencontre n’était prévue entre
les deux dirigeants.
La querelle entre les
autorités nigérianes et l’entreprise chinoise concerne un contrat de 2007
permettant à Zhongshan de développer une zone de libre-échange dans l’État
nigérian d’Ogun (Sud-Ouest). Les autorités nigérianes ont affirmé que Zhongshan
n’avait pas respecté ce contrat et l’ont résilié. « Lorsque le contrat
avec l’État d’Ogun a été révoqué en 2015, la société n’avait érigé qu’une
clôture sur le terrain destiné à la zone de libre-échange », a déclaré le
conseiller présidentiel Bayo Onanuga dans un communiqué la semaine dernière. Il
a également accusé l’entreprise d’user « de moyens peu orthodoxes pour nous dépouiller de nos actifs à
l’étranger ».
Zhongshan a obtenu
deux ordonnances d’un tribunal français en début d’année pour saisir des actifs
nigérians, alors qu’un tribunal d’arbitrage londonien avait condamné l’Etat
nigérian à verser plus de 60 millions de dollars à la société chinoise
Dans une déclaration
reprise par les journaux nigérians, Zhongshan a affirmé que la zone de
libre-échange d’Ogun était « loin
d’être une simple clôture » et était « un investissement international important ». La société a
expliqué qu’elle espérait parvenir rapidement à un « compromis raisonnable », selon les médias nigérians.
(Jeune Afrique Avec AFP)
© Copyright © AKWABA VISION. Tous droits réservés. | Conception et Réalisation
du APHIIX GROUPS