Publié le Mar 06 Août 2024 315 Vue(s) [149 articles]
Dans un Royaume-Uni secoué par des violences imputées à l'extrême droite, le gouvernement a annoncé mardi la mobilisation de 6 000 policiers spécialisés et plus de 500 places de prison disponibles pour y écrouer des émeutiers.
Plus d’une semaine après l’attaque au couteau qui a
coûté la vie à trois fillettes dans le nord-ouest de l’Angleterre, la soirée de
lundi a encore été émaillée d'incidents violents. Plymouth, ville portuaire du
conté de Devon dans le sud-ouest de l’Angleterre, a vécu une soirée cauchemardesque
ce lundi. Les policiers spécialisés annoncés par le Premier ministre Keir
Starmer ont été déployés pour éviter
des dérapages alors qu’une manifestation de l’extrême droite était annoncée,
ainsi qu’une contre-manifestation. Mais les forces de l’ordre ont été
débordées.
Six personnes ont été interpellées
et plusieurs policiers légèrement blessés, selon la police. Des images en
direct de la chaîne Sky News montraient notamment un face-à-face tendu entre
extrême droite et contre-manifestants. Ces évènements démontrent l’incapacité
des autorités à faire face à la vague de violence qui secoue le pays depuis
plus d’une semaine. Pourtant, il y a urgence, car cette violence est en train de
s’étendre.
Violences à Belfast
À Belfast
en Irlande du Nord, un homme d'une trentaine d'années
a été grièvement blessé après une agression considérée par les enquêteurs comme
motivée par la haine, selon la police, qui n'a pas précisé le profil de la
victime. Un supermarché, appartenant à un ressortissant étranger selon le média
irlandais RTE et déjà ciblé pendant le week-end, a fait l'objet d'une tentative
d'incendie.
Plusieurs heures durant, les forces
de l'ordre ont été la cible de cocktails Molotov et de jets de briques ou de
morceaux de béton, selon la police nord-irlandaise, dont un 4X4 a été incendié
après avoir été aspergé d'essence, sans toutefois faire de blessés. Un
adolescent de 15 ans soupçonné d'avoir pris part aux incidents a été
interpellé et placé en garde à vue, selon la police.
Les premières violences ont débuté
sur fond de rumeurs en partie démenties sur le profil du suspect, présenté à
tort comme un demandeur d'asile de confession musulmane. Le jeune homme de
17 ans est en réalité né à Cardiff, au Pays de Galles, et selon les médias
britanniques, sa famille est d'origine rwandaise.
Le Premier ministre travailliste
Keir Starmer a promis des condamnations « rapides » pour les
émeutiers, et dénoncé la « haine d'extrême droite ». « Nous
ferons en sorte que tous ceux qui seront condamnés à des peines de prison ferme
pour les émeutes et désordres auront une place en prison qui les attende »,
a assuré mardi matin sur la BBC la secrétaire d'État à la Justice Heidi
Alexander.
Le gouvernement a fait en sorte que
soient libérées des places qui auraient été disponibles « plus tard
dans le mois », a-t-elle expliqué, évoquant le chiffre de
567 places. Sur Times Radio, la secrétaire d'État à la Justice a en outre
affirmé la mobilisation de 6 000 policiers spécialisés dans le
maintien de l'ordre, précisant une annonce de Keir Starmer lundi.
RFI
© Copyright © AKWABA VISION. Tous droits réservés. | Conception et Réalisation
du APHIIX GROUPS