Publié le Mer 21 Août 2024 314 Vue(s) [149 articles]
Après la débâcle de Tinzawaten, le Mali et le Niger ont rompu leurs relations diplomatiques avec Kiev, qu’ils accusent de soutenir le terrorisme dans la région.
Dans une lettre
ouverte, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois régimes alliés
dirigés par des militaires, ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à
« prendre les mesures appropriées » contre
l’Ukraine qu’ils accusent de soutenir des groupes rebelles dans le nord du
Mali.
Les suites de la
débâcle de Tinzawaten
Début août, le Mali et
le Niger ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine après
une lourde défaite fin juillet de l’armée malienne et de son allié russe, le
groupe paramilitaire Wagner, également déployé en Ukraine, lors de combats
avec des séparatistes et des jihadistes.
Un responsable du
renseignement militaire ukrainien, Andriï Ioussov, avait sous-entendu que Kiev
avait fourni des informations aux rebelles pour qu’ils puissent mener à bien
leur attaque, des propos qui avaient ensuite été partagés par l’ambassadeur
ukrainien au Sénégal.
Une source sécuritaire
occidentale a confirmé à l’AFP l’existence de contacts entre les autorités
militaires ukrainiennes et les séparatistes maliens. Cette source n’a pas été
en mesure de préciser la nature exacte du soutien éventuel de Kiev aux
séparatistes, tout en excluant a priori une présence ukrainienne sur le
terrain.
« Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l’Ukraine de soutenir le terrorisme », déclarent dans une lettre ouverte diffusée ce 20 août les ministres des Affaires étrangères des trois pays.
« Sponsors étrangers » du terrorisme
Ils demandent en outre
au Conseil de sécurité de « prendre
les mesures appropriées contre ces actions subversives qui renforcent les
groupes terroristes en Afrique et constituent la manifestation de l’implication
de sponsors étatiques étrangers dans l’expansion du terrorisme dans la région ».
La diplomatie
ukrainienne avait rejeté fermement les accusations du Mali et assuré qu’elle
adhérait « inconditionnellement »
aux normes du droit international, regrettant une décision « précipitée » des régimes militaires
malien et nigérien de rompre ses relations avec elle.
(Jeune Afrique Avec AFP)
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